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Hana s’étira paresseusement, comme à son habitude, elle se réveillait tôt, mais restait allongée en essayant de se rappeler quelques souvenirs. Ce jour-là, elle avait pensé à ses parents, et se rappela que Takeshi n’avait jamais abordé ce sujet-là.

Elle se leva, avec difficulté, prit son bain, se prépara et quand elle fut satisfaite de son apparence, elle descendit à vive allure.

La maison lui semblait étrangement bizarre, et pourtant, rien n’a changé. Elle réfléchit un moment et se dit que c'était peut-être le calme qui hantait la maison. Elle sentit une présence, se tourna mais ne trouva personne. Elle frissonna, une atroce fraicheur lui caressa le visage.

-          - Sale traître ! Takeshi, je te hais ! Marmonna-t-elle entre ses dents.

Peut-être qu'ils sont partis et m'ont laissée ici ... Que .. Que dois-je faire ? Je ne veux pas me retrouver toute seule ..., songea-t-elle en couvrant son visage avec ses mains.

Se retrouver seule dans une vaste et étrange maison ne lui plaisait guère.

-           - Bonjour, princesse, dit-il d'une voix suave tout en posant sa main sur l'épaule de la jeune femme. 

Elle sursauta, et les couleurs commencèrent à défiler sur son visage. C'était étrange, mais elle criait, même après avoir su que ce n'était autre que lui et comme ,pour se protéger, elle l’attrapa par les cheveux.

-          Aïe ! Lâche-moi ! Cria-t-il

-          -          Espèce d’idiot ! dit-elle les larmes aux yeux.

Il essayait tant bien que mal de se libérer. Les cheveux d’un homme étaient –en quelque sorte-  son point faible, sans parler des femmes. Elle retenait ses larmes, tout en faisant attention à garder la tête de Takeshi baissée. Ses efforts étaient inutiles, puisque ses larmes atterissaient sur la tête de Takeshi. 

Quelle pleurnicheuse celle-là ... 

Il essaya de la calmer en posant sa main sur la sienne, elle le relacha un peu, et c'est à ce moment là qu'il saisit sa chance et se libera. 

- Vas-y, j'attends, crache le morceau. 

 

Elle baissa la tête, elle était certaine qu'elle n'avait pas l'air très charmante comme ça. 

- J'ai ... J'ai cru que tu étais parti avec Asuka ... Que tu l'aimais plus que moi ... Que je resterais toute seule ... Dit-elle avec des hoquets qui la coupaient chaque fois qu'elle terminait une phrase.

 

Il regarda ailleurs, ne sachant pas s'il devait rire ou la punir, les deux ne convenaient pas à la situation. 

Je l'ai énervé ... 

- Et puis quoi encore ? Arrête d'imaginer des histoires que seule toi pourrais croire ... Tu m'énèrves.

Il la regarda un moment et le mépris commença à le ronger en voyant son visage angélique lutter contre un torrent de larmes. Elle avala ses sanglots comme les enfants.

Eh mince ... Je n'aurais vraiment pas dû ... 

Il la serra contre lui, elle frémit et se blottit dans ses bras.

- Je suis désolé, Hana, dit-il en esperant ne pas se faire repousser.

Elle se retira et m'adressa un sourire. Quand elle riait, c'était comme un enfant, je n'ai jamais vu de tel sourire, aussi rayonant et insouciant.  

Il resta immobile pendant un bon moment, lorsqu'elle s'approcha de lui et cligna des yeux, il sentit que son visage était trop proche ce qui le fit rougir.

- Alors ? Ou est Asuka ? demanda-t-elle en se dirigeant vers la porte.

Il l'attrappa par le bras et l'attira vers lui.

 

 

-         - Il n’y a que moi et toi, ma jolie, lui chuchota-t-il à l'oreille.

Elle recula d’un pas, tout en rougissant. Il lâcha un rire, puis poursuivit :

-        -  J’ai du travail, je regrette vraiment de laisser une aussi jolie femme qui attend beaucoup de chose de ma part seule, mais je n'y peut rien, on a besoin de moi.

-        -  M…Mais je n’attends rien de toi ! mentit-elle, de toute façon, tu ne m’écoutes jamais, fais ce que tu veux …

Il se penchaet enfouit sa tête dans le creux chaud du cou de sa bien-aimée, inhalant son doux parfum. Elle le poussa et s’enferma dans sa chambre. Elle songea à lui, si elle se fâchait, elle allait perturber pendant sa mission et  il pourrait en périr.

Elle sortit et couru vers lui pour le prendre dans ses bras. 

-       -  Je ne suis pas fâchée … Reviens vite.

Il sourit, et caressa ses cheveux longs et deux, enfin du compte, ce n’était pas du tout une femme têtue, mais compréhensible.

-       -   Bon dieu, tu es une femme parfaite, je suis fier de toi.

-       -  Vas-y avant que je ne t’en empêche.

-       -   D’accord, n’ouvre à personne.

-       -  Je ne suis pas une petite f…

D’une main, il tenait son menton. Son baiser était doux et tendre qu’elle ressentit que ça avait duré une seconde.

-      -   A ce soir ! Dit-il en partant.

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