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Je sortis de la pièce, lançant un dernier regard vers Takeshi qui était encore plongé dans son livre, le feuilletant avec avidité. 

Je me retourna pour partir, je devina qu'il ne prêtait aucun attention à moi comme une lettre morte. Une femme chassait la poussière du meuble en bois, Je remarqua qu'elle ne m'avait pas encore vu. Je l'examina discrètement, j'étais curieuse, elle pourrait représenter un très grand risque. C'était une très jolie femme, son sourire n'avait pas quitté son visage depuis quelques instants, elle aimait surement son travail. Elle portait un Yukata à la couleur pistache embelli de jolies petites fleurs incarnates. 

- Bonjour, dis-je après m'avoir raclée la gorge. 

Elle sursauta puis se redressa et s'inclina. 

Je m'inclina à mon tour. 

- Bonjour, Hana-sama, comment allez vous ? Vous n'avez plus mal ?

- Je me porte très bien, merci. 

Je regarda à gauche puis à droite, c'était tout nouveau pour moi, aucun souvenir ne me revient. 

C'était grand ici, et je savais que j'allais mettre du temps à m'habituer encore une fois. Tout me semblait fâcheux et lassant, et ce n'est pas le genre de chose que j'aime. J'emprunta un chemin au hasard, me retrouvant ainsi face à un large Odo en bois.

Je le poussa vers la droite, rien, il ne bougait pas d'un poil, j'essaya de le remuer vers une autre direction mais sans résultat, j'entendais d'autres femmes lâcher des rires éttouffés, et ceci m'a réellement déplu, je ne le supportais pas, mais je ne me suis pas retournée, ce n'était que des vermines sans cervelles.

Soudain, tout le monde se tut, je n'entendais plus rien, et l'Odo se dégaga, me laissant la bouche ouverte devant un tel spectacle. Ce jardin et cette maison ne sont pas du même monde, ils ont été construits pas deux différentes personnes. C'était un paradis sur terre. Les papillons multicolores dansaient autour des Sakuras. Je resta stupéfaite pendant un bon bout de temps puis senti une main sur mon épaule, je leva la tête car je savais que la personne qui était derrière cette action devait être plus grande que moi. 

C'était donc lui qui avait fait taire ces femmes, et c'est aussi celui qui a poussé cette fichue porte. Je montre un sourire et sortit de cette maison mélancolique, j'observa un peu les alentours et m'adossa à un cerisier.

Il ne me suivit pas et resta adossé à l'Odo, j'étais contrariée et fachée mais ne le montrait pas. Je m'arma et rassembla mon courage et me décida enfin à crier.

- Takeshi ! Viens ! 

Il tourna la tête vers moi, et s'approcha.

- Que veux-tu ? Dit-il sèchement.

Je gonfla la joue droite, on ne parle pas comme ça à quelqu'un qu'on aime ! 

- Tu as avalé ta langue ? 

- Arrête de te moquer de moi ! 

Je gonfla la deuxième joue et baissa la tête, j'avais honte. Il acquiesça un demi sourire, un léger, qu'on voyait à peine. Il s'approcha doucement et m'embrassa le front.

 J'entendis un grincement, ça venait du portail qui se trouvait au fond du vaste jardin. Je me tourna pour voir qui était à l'origine de ce crissement, je vis un homme, et j'arrivais à peine à deviner et à voir ses traits, mais lorsqu'il s'approcha de nous, je fus émerveillée, c'était un très beau jeune homme, mais mon avis changea lorsqu'il me regarda de haut en bas avec un regard pervers. Je l'ignora, et fis comme si rien ne s'était passé. 

- Comme les deux doigts d'une main ... Lâcha-t-il en fermant lentement les yeux

 

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